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 Cannibal (Benjamin Viré)

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Sangore
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Localisation : Belgique
Date d'inscription : 14/03/2006

MessageSujet: Cannibal (Benjamin Viré)   Dim 10 Oct - 0:26

Cannibal



Réalisateur : Benjamin Viré
Avec : Nicolas Gob, Helena Coppejans, Jean Collard, Fatih Cam, Marilyne Capel, Jonathan Demurger, Eric Godon, Philippe Nahon, Cuneyt Nerovali, Jonathan Demurger, Yves Derrider, Youri Garfinkiel, Nathan Germanus, Frederic Guillaume, Hugues Hausman, Miguel Molina, Pierre Nisse, Sayat Puzan, Benjamin Ramon, Anaël Snoek, Cédric Tabala, Mounir Tinani, Paul-Emmanuel Vanhoebroeck, Alain Preumont.
Pays : Belgique
Année : 2010

Compte-rendu de la séance du FIFF/critique du film :
J'ai regardé Cannibal hier au festival de Namur.

L'hôtesse à l'entrée du ciné m'a laissé entrer à l'œil. C'était la seconde projection du film dans le cadre de ce festival. Le réalisateur Benjamin Viré et l'un de ses acteurs étaient présents pour présenter leur film. Il n'y avait pas beaucoup de spectateurs dans la salle.

Cannibal est un mélange entre histoire d'amour, horreur et film noir. La love story est au centre du film : c'est l'histoire de la rencontre entre deux paumés, deux personnes qui ont un lourd secret : le jeune homme (héros du film) est un espèce de misanthrope qui fuit tout contact humain et se terre dans une maisonnette dans les bois et l'on devine qu'il a du faire des trucs pas nets dans son passé (la suite le confirmera) et la jeune femme, qu'il trouve comme morte dans les bois et recueille chez lui, est prise, à certains moments, d'irrépressibles pulsions qui la poussent à manger des hommes après avoir fait l'amour avec eux. Ces deux-là vont donc essayer de s'apprivoiser. La dimension horrifique est assurée lors des festins de la belle. Et le côté film noir vient de la présence des "méchants", des mafieux qui sont à la recherche de la fille.

L'histoire se déroule fort lentement. Il ne faut pas s'attendre à un film avec beaucoup d'action et de rebondissements. Le réalisateur s'attarde surtout sur la solitude du héros et sur ce qui se passe entre lui et la fille. Il y a toute une partie qui n'est constituée que d'une attente : les bandits ont localisé où se terre la fille, ils observent la maison, mais ne passent pas à l'action. Donc tout ce que se demande le spectateur, c'est : quand vont-ils agir ? Question qui sera d'ailleurs répercutée par le jeune Turc qui accompagne les deux caïds.

Le film contient deux parties principales : une première partie, la plus longue, qui montre comment le gars et la fille se rencontrent et comment ils s'attachent l'un à l'autre et une seconde partie, nettement distinguée de l’autre visuellement par le recours au noir et blanc, où le héros sort de son bois et retourne dans la ville, un monde qu’il avait laissé derrière lui, pour essayer de retrouver celle qu’il aime. Ce qui frappe, c’est que ce noir et blanc n’est pas qu’un simple artifice, mais ressortit à une logique interne.

Au niveau des acteurs, Helena Coppejans offre une interprétation assez touchante et non dépourvue de fraîcheur et vu son rôle, elle a d’autant plus de mérite qu’elle n’avait aucune expérience dans le cinéma avant de tourner ce film. Dans la seconde partie, on aura le plaisir de retrouver cette grande figure du film d’horreur francophone qu’est Philippe Nahon.

Au final, Cannibal n’est ni une franche réussite ni un ratage total. Il y a de bonnes choses dedans, mais il souffre de certaines langueurs dans la première partie et certains plans auraient gagné à être filmés autrement (trop de plans où la caméra tremblote).

Il ne faut en tout cas pas s’attendre à une petite série B d’horreur à l’américaine. D’ailleurs, le distributeur essaie de le vendre comme un simple film d’horreur, mais le réalisateur a eu l’occasion de dire qu’il n’était pas trop d’accord avec ça.

Après la projection, il y a eu une séance de questions-réponses. Pour une fois, j’avais plusieurs questions à formuler et j’ai osé les poser. J’ai interrogé le réalisateur sur la manière dont le film a été financé puis sur la question de savoir s’il regarde beaucoup de films de genre. Pour l’anecdote, l’acteur Jean Collard, qui l’accompagnait, avait l’air bien pété et n’a pas été fort convaincu par le film (« Ce qu’a fait Benjamin, c’est une esquisse. Le prochain film sera le bon » - je cite de tête).





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