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 Big Fish

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Spy Low
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MessageSujet: Big Fish   Lun 13 Mar - 3:46



Big Fish
De: Tim Burton
Avec:Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, Jessica Lange, Alison Lohman,Helena Bonham Carter, Danny DeVito, Steve Buscemi, Marion Cotillard,Robert Guillaume, Matthew McGrory
Année: 2003


Dernière édition par le Lun 13 Mar - 3:55, édité 1 fois
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Spy Low
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MessageSujet: Re: Big Fish   Lun 13 Mar - 3:54

Big Fish (que je viens de regarder à l'instant donc c'est encore à chaud) est un film qu'il faut absolument voir, l'un des plus beau de la filmographie de Tim Burton!!! Si vous aimez Burton vous aimerez Big Fish!!!

Le film n'est pas tout à fait comme les autre film qu'ai fait Burton avant, il posséde toutefois cette patte particuliére, trés poétique!! ici peu d'ambiance gothique à la burton, à part la fôret et la maison de la sorciére, mais enormement de couleur, du moins dans la vie passer d'edward Bloom!!

L'histoire est terriblement bien mené, la vie d'Edward Bloom est raconté tout au long du film par plusieur personnage, mais ça se suit tellement bien, c'est vraiment bien fait!!! Durant les "Flash Back" tout semble coloré, illuminé, magnifique, surréaliste, des personnage haut en couleur, alors que quand nous nous retrouvons dans la vie "actuel" tout est normale, ce qui creuse encore plus avec la veracité de la vie d'Edward Bloom, que sont fils veux decouvrir!!!

Personnelement, les 20 derniéres minutes pour moi c'est vraiment l'apothéose, c'est absolmument magnifique, à chaques fois que je voie ce film je ne peux m'empecher de retenir mes larme!!! C'est tellemetn beau et emouvant!! je souris beaucoup telelment c'est magnifique!!!! et je pleure en même temps tellement c'est emouvant... (oui je cultive mon coté féminin parait que ça plait Razz ) mais durant tout le film on sent comme un petit climat de nostalgie qui nous met une petite boules dans la gorge qui se blottie durant 2H préte à exploser pour le final tout en beauté!!
Un grand merci pour ce moment monsieur Burton!!!


Dernière édition par le Lun 13 Mar - 16:04, édité 1 fois
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Gam
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MessageSujet: Re: Big Fish   Lun 13 Mar - 16:02

Je crois qu'indépendant et surtout inclassable lui convient mieux, comme la plupart des oeuvres de Burton.

J'ai du mal à parlé de Burton, donc Big Fish, ne déroge pas à ma règle. Pourquoi ? Non pas que je sois allérgique, c'est tout le contraire.

Burton arrive toujours à me toucher d'une telle manière que les mots pour décrire ses contes, n'arrivent pas à sortir.
Je réagis à chaque visions comme un gosse devant une... chocolaterie. Je reste la bouche grande ouverte tongue

Merci Burton, à chaque fois tu m'emerveille Sad

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londinium
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MessageSujet: Re: Big Fish   Mer 15 Mar - 13:32

Moi non plus je ne pourrait decrire ce conte.. les seuls mots sont : touchant, candide, merveilleux, poetique...

Pour resumer "l'ambiance", je noterais une phrase tirée de Big fish.
Tout l'imaginaire de Burton en 1 phrase :
(...) aux 5 coins du monde (...)
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Holly
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MessageSujet: Re: Big Fish   Lun 20 Mar - 22:35

Une perle sans défaut, un rayon de soleil dans la grisaille de ce monde moderne dans lequel nous vivons tous lesjours mais où il est encore possible d'inventer de belles histoires.
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Gam
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MessageSujet: Re: Big Fish   Jeu 23 Mar - 3:33

Oui un défaut, "trop court". Dès que j'ai fini de le voir, j'ai envie de refaire un replay tongue

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Spy Low
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MessageSujet: Re: Big Fish   Jeu 23 Mar - 3:39

Gam a écrit:
Oui un défaut, "trop court". Dès que j'ai fini de le voir, j'ai envie de refaire un replay tongue

ça c'est bien vrai!!! moi j'attend d'avoir finit de pleurer (ce qui prend tout le générique) et aprés j'ai envie de faire replay!!! ce film est magnifique, on le diras jamais assez!! et trés sous-éstimé dans la filmo de sieur Burton, beaucoup disent qu'il a changer de style... alors que ce qu'il fait c'est toujours du Burton... des faux fans Rolling Eyes

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Gam
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MessageSujet: Re: Big Fish   Jeu 23 Mar - 3:42

Ah merci, je ne supporte pas d'entendre des gens dire ça d'un réalisateur. Certes il est moins sombre (quoique), mais ça reste un conte, comme toutes les oeuvres de Burton.

C'est à croire qu'un réalisateur est obligé et tout se cantonner à un style défini. Risible et réducteur.

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Spy Low
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MessageSujet: Re: Big Fish   Jeu 23 Mar - 4:20

Ha mais ça c'est clair!!! Surtout que Burton n'a pas de case prédefini, ce qu'il fait ce type c'est de la magie, et quan dj'entend "oui mais Charlie et la chocolaterie ça n'a rien avoir avec Sleepy Hollow, c'est pas du Burton"... houa j'hallucine, ben non ça n'a rien a voir, mais c'est le même réa, et c'est le même style, charli et la chocolaterie n'est pas sombre et violent, mais il a des envolé gothique magnifique, à l'image de la ville, et puis cruel avec les enfant lors de la visite de l'usine... et puis si ceux qui pense qu eBurton ne fait que du gothic qu'il se dirige vers Pee Wee's Big Adventure... voilà ce que c'est du Burton... rha la la je te jure... sujet sensible ça, pas critiquer mon Tim Burton à moi!!! LMondinium t'est prevenue, si tu intervertie Tim Burton et Joel Shumacher Twisted Evil Twisted Evil
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Holly
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MessageSujet: Re: Big Fish   Jeu 23 Mar - 10:23

Et comme dans beaucup de film de Burton on retrouve dans Charlie et la chocolaterie ce père omniprésent dont on voudrait tellement se débarrasser et dont on y arrive pas. Ahhhhhhh la famille Rolling Eyes
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londinium
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MessageSujet: Re: Big Fish   Jeu 23 Mar - 11:23

hello; mine de rien, Charlie &.. est quand meme assez sombre. Il y a la touche Burton un peu moins evidente mais...
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Mademoiselle Poux
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MessageSujet: Re: Big Fish   Ven 14 Juil - 9:15

Un vrai bijou ce film... comme tous les Burton !!
C'est poétique, touchant, féérique... Je ne me lasse pas de le voir et le revoir ! Smile
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mefamo
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MessageSujet: u   Jeu 29 Mar - 21:51

Y'a beaucoup de choses à dire sur Burton, et je pense que certaines des critiques qu'on lui adresse sont en partie justifiées, car non seulement son oeuvre a évolué, mais l'homme lui même n'est plus même qu'à ses débuts. Ca peut parâitre con dit comme ça, mais c'est dans le cas d'un Tim Burton, c'est essentiel tant ses films sont liés à son vécu.

Donc, Burton rentre chez Disney à 18 ans. Visiblement, il a quitté sa famille en mauvais termes et s'est toujours sentit exclu de la banlieue de Burbank où il a passé son enfance. Pas très bon élève, il se fait remarquer par ses aptitudes pour le dessin et se passionne très jeune pour le fantastique, les films de la hammer, de Roger Corman et les B Movies. Il admire particulièrement Vincent Price. Il commence par travailler sur Rox et Rouky et Taram et la Chaudron magique, mais son imagerie très sombre s'avère incompatible avec les désirs de son employeur. Peu à l'aise chez Disney, Burton parvient néanmoins à y réaliser son premier court, Vincent, sur l'acteur qu'il admirait pendant son enfance. Vincent vient droit du coeur de son auteur, une ligne émotionnelle directe qui empreint le film d'une atmosphère douce-amère imparable. Graphiquement, il affirme un univers extrêmement expressioniste et torturé. Par la suite, il tourne Frankenweenie, variation "enfantine" de Frankenstein sitée en pleine banlieue. Il est clair, ici, que Burton a une aptitude toute particulière pour traiter du monde des enfants, alliée à un regard particulier qui permet d'éviter toute comparaison avec l'autre grand enfant d'Hollywood, à savoir Spielberg.

C'est ainsi que Burton passe au long en tournant Pee-Wee's Big Adventure, une commande de la Warner séduite par Frankenweenie. Le film s'avère à rebours assez atypique d'un point de vue formel, mais permet à Tim Burton de rencontrer le compositeur Danny Elfman et, grâce au succès du film, de s'assurer un avenir à Hollywood. Beetlejuice lui permet ensuite de dévelloper sa facette plus macabre, même si le ton reste celui de l'humour. Second gros succès, il ouvre à Burton la voie du Blockbuster, avec Batman, film qui marque une grande évolution chez Burton. En premier lieu, Burton se retrouve pour la première fois en conflit régulier avec la production, l'imposante infra-structure pesant de tout son poids sur ses épaules et ses désirs artistiques. Ensuite, le succès planétaire du film génère une certaine hostilité critique qui entraîne un malentendu sur la perception du réalisateur. Burton est tiraillé: d'un côté, son film cartonne, d'un autre, il ne se retrouve pas dans le film.
Frustré, Burton réssucite alors avec un personnage qu'il avait créé dans son enfance, Edward. Mis à vif par l'expérience Batman, Burton renoue avec l'inspiration de Vincent, s'exposant ouvertement à travers la tragique histoire d'Edward aux mains d'argent, ce phénomène de foire accueillit puis rejeté de la communauté. Le film est un échec financier, mais permet à Burton de retrouver son identité, bien que sa vie quotidienne ne l'enjoigne pas à la gaudriole. En premier lieu, son retour sur Batman le Défi le déçoit. Fort du succès du premier, Burton espérait bénéficier du contrôle du film. Bernique. La bataille est féroce, et c'est pendant cette période que Burton apprend le suicide de son ami Anton Furst, décorateur du premier Batman. L'accueil de Batman le défi ne va rien arranger. Si la critique européenne est fascinée par le film et commence à voir en Burton un auteur à part entière, Burton ne comprend pas que le gros du public le plébiscite uniquement pour des scènes d'action, là où il s'évertue à donner un point de vue unique sur son sujet. Cette incompréhension manifeste du public, liée au suicide de son ami et à l'échec de son mariage, l'amène à se retirer un temps et à broyer du noir, expliquant rétrospectivement le caractère tragique d'Edward aux mains d'argent et de Batman le défi, deux films très semblables sur le fond et dont la puissante imagerie va provoquer une fascination progressive des cinéphiles pour l'univers de Burton.

Nouvelle évolution. Burton reprend du poil de la bête. Il rencontre Lisa Marie et retrouve confiance en lui. Il écrit et produit L'étrange Noël de Monsieur Jack, film qu'il ne réalise pas (ce qui ne manquera pas de générer quelques problèmes de paternité) mais qui sonne comme un renouveau et une affirmation complète et triomphante de l'établissement d'un univers burtonien. Avant toute chose, L'étrange noël parle d'un artiste, Jack, adulé des foules d'Halloween mais fatigué de son oeuvre et s'estimant incompris, qui cherche l'inspiration dans un autre monde, escapade qui lui permet de se ressourcer et de renouveller sa ferveur. Le parallèle avec Burton est éloquent, d'autant que son nom devient presque important que le titre du film. Burton enchaine sur Ed Wood, autre film sur la reconnaissance artistique qui démontre son nouveau point de vue: la reconnaissance est avant tout personnelle.
L'enchaînement Edward - Batman le défi - Etrange Noël - Ed Wood place Burton dans une position que tous les artistes aimeraient connaître un jour. La critique et le public se rallient pour le célébrer (même si Edward et Ed wood furent financièrement décevants, l'Etrange Noël fut un carton incroyable), ses images deviennent un style à part entière et, plus important encore, Burton devient à la fois un innovateur et le dépositaire d'une certaine mémoire du cinéma, dont il représente le défenseur des causes perdues (via ses constantes références aux films de son enfance et son amour des séries B et Z, auxquelles il va apporter une étrange reconnaissance)... Bref, Burton devient l'enfant terrible du 7ème art, mélangeant le populaire et l'artistique, la nouveauté et l'esprit rétro, un électron libre dans la jungle hollywoodien, qui affirme une personnalité unique marquée par une obscure féérie dans la grande cours de la rentabilité à tout prix et du consensuel. Mars Attacks ! sera accueilli à bras ouvert par la critique européenne (au states, on fait un peu plus la gueule), et Sleepy Hollow va à son tour faire un carton, après le fiasco Superman Reborn.
Bref, en 6 films, Burton est devenu inévitable mais un tel succès n'est pas sans conséquences.
Le style populaire de Burton, reconnaissable entre tous, n'en est pas moins limité, tant dans son exploitation que dans ses thématiques. Il a parlé des Freak non acceptés et du rejet de l'anormalité (Edward, Batman le défi); il a parlé de la renaissance artistique en créant définitivement un univers à part entière (L'étrange Noël); il a rendu leur dignité aux série Z et à tout un pan du cinéma des années 50 (Ed Wood et Mars Attacks !); et enfin, il a signé un monument à la gloire du cinéma d'épouvante Universal - Hammer - Corman en conférant à un conte typiqyement américain la splendeur des grands classiques (Sleepy Hollow). Un problème de taille se présente: qu'est-ce que Burton a encore à dire ?

La fracture apparaît avec La planète des singes. Burton livre un remake pâlot, où la volonté du réalisateur d'explorer de nouvelles pistes se fait sentir à chaque image; étonnement, on a l'impression que pour la première fois de sa carrière, Burton doit se forcer pour donner vie à son film, qu'il tente de le relier à lui-même mais que ce raccrochement reste artificiel. Pour beaucoup d'amateurs du réalisateur, la déception est grande. Est-ce pour toutes ses raisons que Burton revient ensuite à un projet plus proche de ses premières oeuvres ? Maintenant qu'Edward aux mains d'argent est reconnu comme un grand film, que Burton est définitivement associé aux contes de fée, le projet Big Fish s'affirme comme une évidence pour le cinéaste, et Burton doit sans doute réaliser que ses spectateurs ont maintenant des attentes très précises le concernant: un univers magique et tordu, si possible sombre, des personnages passionnés et romantiques, la défense des rejetés... Mais, plus important encore, alors qu'il se prépare à réaliser un film sur un fils souhaitant découvrir la vérité sur les affabulations de son père mourrant, le réalisateur va connaître d'importants bouleversements personnels, de l'ordre de ceux qui changent votre point de vue sur les choses. Burton se sépare de Lisa Marie pour s'installer avec Héléna Bonham Carter, renoue avec ses parents qu'il n'avait plus vu depuis des années (découvrant que ceux-ci, fiers de lui, collectionnaient les coupures de presse le concernant), voit mourir son père et apprend, sur le tournage, qu'il va devenir père lui-même ! Lorsque l'on voit à quel point les images de Burton sont influencées par son vécu, difficile de nier le changement d'optique de son oeuvre, tant Burton, artiste d'une totale sincérité, exprime directement ses émotions face caméras. Ainsi, Big Fish finit par poser la question de la nécessité du conte face à la réalité, s'interroge sur la responsabilité d'un père vis à vis de son fils et de leur incompréhension mutuelle, mais le film n'est plus emprunt de l'amertume caractérisant Edward au mains d'argent, qui traduisait l'impossibilité pour un être différent d'être accepté de la communauté. Ici, Edward Bloom, au terme du film, est donc à la fois reconnu pour son excentricité, peut épouser la femme qu'il aime, et finit par renouer avec son fils, qui accepte et comprend enfin son père.

La différence est énorme: Tim Burton, auparavant paria, n'est plus un incompris. Il a retrouvé sa famille. Sa différence n'est plus source de douleur mais de succès. Par conséquent, son regard sur le monde n'est plus le même. La tragédie n'a plus court, car sa propre expérience lui montre que le monstre peut être accepté. Affirmer le contraire serait mentir. Burton est devenu un cinéaste de la famille, comme l'affirme la conclusion de Charlie et la chocolaterie (les retrouvailles de Willy Wonka et de son père, absentes du roman d'origine, reflètent directement celles de Burton et de ses parents). Il ne montre plus les dysfonctionnements, l'inévitabilité du replis sur soi: le monstre ne doit plus se réfugier dans sa tanière, il doit au contraire en sortir, tenter l'aventure de la normalité qui, du coup, n'est peut-être plus si hostile. Le conflit a été résolu. Cette opposition, qui était essentielle à ses premiers films, n'est plus. Burton, avec La chocolatrie, fait ce qu'on attend de lui: il devient le metteur en scène de la féérie américaine, et reconnait que l'on peut être différent et tout en trouvant sa place, que la solitude n'est pas inévitable. De même, tiraillé entre deux femmes et deux réalités, le Victor des Noces Funèbres, par ailleurs très loin d'être un marginal, préfère la compagnie de sa promise et sa morne réalité quasi monochromotique à la morte lui offrant un monde parallèle coloré et débridé. Sur le fond, malgré la sincérité, le discours est beaucoup plus conventionnel. Compréhensible, du coup, que certains y voient un reniement des anciennes valeurs du réalisateur et ne reconnaissent plus celui qu'ils ont auparavant admiré. Perso, j'espère maintenant que Burton, plutôt que de me satisfaire, va me surprendre, car si j'aime beaucoup Big Fish, La chocolaterie ne m'a touché que dans les moments entre Wonka et son père. C'est peu dire que j'attends de voir ce que va apporter Sweeney Todd.


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Sangore
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MessageSujet: Re: Big Fish   Ven 30 Mar - 1:14

Il avait l'humeur textuelle, m'a-t-il dit ! king
Sacré Chris', tu nous as réécrit tout ton mémoire là !!! Very Happy

Je note que tu passes en revue tous les films de Burton, sauf Les Noces funèbres ; tu ne l'as pas encore vu, c'est ça ? En tout cas moi je ne l'ai pas vu, mais il faudrait vérifier s'il s'inscrit harmonieusement dans la logique évolutive que tu as cernée et expliquée.

Chapeau bas pour ce superbe post !

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mefamo
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MessageSujet: Re: Big Fish   Ven 30 Mar - 8:42

Pour les noces funèbres, j'ai tout simplement oublié . Je corrigerai ça dès que je l'aurai revu.

Mon mémoire s'arrêtait à Mars Attacks !, j'avais vraiment envie de revenir sur Burton. Je regarde ses films récents comme je regarde certains amis: ils sont pareils, mais ils ont changé avec le temps et leur point de vue a évolué dans d'autres directions. Ils sont différents tout en étant les mêmes.

EDIT: oubli rectifié.
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Sangore
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MessageSujet: Re: Big Fish   Lun 30 Avr - 19:25

Ha oui, effectivement, ça suit la logique.

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Gam
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MessageSujet: Re: Big Fish   Lun 30 Avr - 21:18

Sangore, l'avais intélligement souligné et je confirme.
Je remarque que le rapprochement entre Burton et Guillermo Del Torro est assez frappant, dans les oeuvres personnelles et intimes de Del Torro.

On sent un vécu que leur oeuvres transpirent. Onirisme, poésie, mondes imaginaires et univers parallèles, cruauté, acceptation des autres, enfance douloureuse et j'en passes.

Burton un grand auteur et compteur qui n'a plus rien à prouver. Del Torro devant un avenir prometteur et excitant. On attends la suite avec impatience.
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